Se souvenir d'un instant, des rires de l'enfance à l'adolescence et de vos yeux sur moi, je pleure un peu ces instants, ces forêts de vos regards.
Nous faisions des coupes sombres des habitudes, des coupes sombres de ces corps enchaînés à la vie. Nous mettions flamberge au vent, à la vie, nous levions nos vingt ans.
Jusqu'au fond du fleuve, dans la lie, les larmes et cette nudité de vos yeux, l'hiver, je fais des coupes sombres des journées qui s'égrennent. Je voudrais casser l'atonie, partir peut-être, repartir, c'est un peu dur, enchaîner à demain, enchaîner à vos yeux.
Prendre le livre de Deleuze,
Deux régimes de fous, et panser ces plaies béantes : les cheveux de la belle enfant, sa vie un peu bête amassée devant moi, l'inanité d'un instant ajourné et l'inexorable toujours des goëmons...
Viens demain nous irons sur la plage, devant les embrunts, les promeneurs, le silence de la mer. Nous irons, tu verras, à la mer.